MOIS DE MARIE - FEMME BIBLIQUE : RACHEL, FEMME DE JACOB

Publié le jeudi 07 mai 2026 - Paroisse Montauban Ville-Haute

Rachel, femme de Jacob

Livre de la Genèse XXX, 1-3, 22-24

Voyant qu’elle n’avait pas donné d’enfant à Jacob, Rachel devint jalouse de sa sœur. Elle dit à Jacob : « Donne-moi des fils, sinon je vais mourir ! » Jacob s’enflamma de colère contre Rachel et dit : « Suis-je à la place de Dieu, moi ? C’est lui qui t’a empêché d’avoir des enfants. »  Dieu se souvint de Rachel, il l’exauça et la rendit féconde. Elle devint enceinte et enfanta un fils. Elle dit : « Dieu a enlevé ma honte. » Elle appela l’enfant Joseph, en disant : « Que le Seigneur m’ajoute un autre fils ! ».

Rachel mourra en donnant naissance à son second fils Benjamen, Jacob élèvera une stèle commémorant la mort de son épouse et la naissance de son fils. Toutefois, son histoire ne se termine pas à la tombe. Elle inspire le prophète Jérémie lorsqu’il cherche des mots pour décrire la souffrance incroyable de la destruction de Jérusalem et de l’exil à Babylone. De sa tombe, au bord de la route, elle pleure le sort de ses enfants.

Livre de Jérémie XXXI, 15

« Dans Rama, on entend une voix plaintive, des pleurs amers : Rachel pleure sur ses enfants, elle refuse tout réconfort, car ses enfants ont disparu. »

Étonnamment, le prophète Jérémie évoque les pleurs de Rachel alors qu’il décrit le retour de l’Exil. Il nous montre que le Seigneur a entendu la voix de Rachel, il permet un avenir d’espérance. C’est un message extraordinaire ! Rachel devient alors un modèle de foi et d’espérance lorsqu’il n’y a plus rien à espérer. 

Rachel figure de Marie

L’Evangile de Matthieu évoque les pleurs de Rachel lors du Massacre des Saints Innocents commis par Hérode dans la région de Bethléem, précipitant la fuite de la Sainte Famille en Egypte (Mt II, 16-18). À la fin de cet Evangile, nous comprenons que les pleurs de Rachel anticipent ceux de Marie, au pied de la croix recueillant le corps de son fils décédé. Jésus, comme Rachel, est mort en dehors de la ville sur le chemin. Heureusement, l’histoire ne se termine pas là. Les pleurs des femmes au tombeau sont transformés en grande joie (Mt XXVIII,6). Les larmes de Rachel comme celles de la Vierge viennent nous dire que la mort et le mal ne sont jamais victorieux, nos larmes ne sont pas sans espérance.

 

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