MOIS DE MARIE - FEMME BIBLIQUE : LA CHASTE SUZANNE
Publié le mardi 12 mai 2026 - Paroisse Montauban Ville-Haute
La chaste SUZANNE
Livre de Daniel XIII, 7-9, 15-23
Lorsque le peuple s’était retiré, vers midi, Suzanne entrait dans le jardin de son mari, et s’y promenait. Les deux anciens la voyaient chaque jour entrer et se promener, et ils se mirent à la désirer : ils pervertirent leur pensée, ils détournèrent leurs yeux pour ne plus regarder vers le ciel et ne plus se rappeler ses justes décrets. Ils guettaient le jour favorable, lorsque Suzanne entra, comme la veille et l’avant-veille, accompagnée seulement de deux jeunes filles ; il faisait très chaud, et elle eut envie de prendre un bain dans le jardin. Il n’y avait personne, en dehors des deux anciens qui s’étaient cachés et qui l’épiaient. Suzanne dit aux jeunes filles : « Apportez-moi de quoi me parfumer et me laver, puis fermez les portes du jardin, pour que je puisse prendre mon bain. » Ainsi firent-elles : fermant la porte du jardin, elles entrèrent dans la maison par la porte de service pour y chercher ce que Suzanne leur avait demandé. Elles ne virent pas les anciens, qui étaient cachés. Dès que les jeunes filles furent sorties, les deux anciens surgirent, coururent vers Suzanne et lui dirent : « Les portes du jardin sont fermées, on ne nous voit pas ; nous te désirons, sois consentante et viens avec nous. Autrement nous porterons contre toi ce témoignage : il y avait un jeune homme avec toi, et c’est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. » Suzanne dit en gémissant : « De tous côtés, je suis prise au piège : si je vous cède, c’est la mort pour moi ; et si je refuse de céder, je n’échapperai pas à vos mains. Mieux vaut pour moi tomber entre vos mains sans vous céder, plutôt que de pécher aux yeux du Seigneur. »
Le récit de la chaste Suzanne est proclamé à la messe en première lecture, le lundi de la cinquième semaine du carême. La liturgie propose pour ce même jour comme passage d’évangile la femme adultère (Jn VIII, 1-11). Cette association peut à première vue sembler bien curieuse car tout semble opposer ces deux femmes : la première vertueuse, la seconde dévorée par la passion. Les Pères de l’Eglise ont vu en ces deux femmes une image de l’Eglise qui est à la fois « La Sainte avec des enfants pécheurs ».
Nous pouvons toutefois trouver quelque chose qui les unit : elles sont humainement désespérées. Les deux doivent être jugées par des hommes qui ne cherchent pas la vérité. Les juges de Suzanne sont corrompus, ceux de la femme adultère sont hypocrites. Pour l’une comme pour l’autre il n’y a pas d’issue c’est la mort. Suzanne a explicitement confiance en Dieu comme la Vierge Marie qui accepte de devenir Mère de Jésus alors qu’elle n’est pas encore mariée à Joseph. La deuxième se sait coupable et sans doute présente sa misère à Dieu.
Que fait Dieu : il sauve les deux femmes de la brutalité des hommes. Avec le prophète Daniel, il dévoile le mensonge des vieillards, avec Jésus il ouvre un chemin de miséricorde pour que le péché ne soit pas un point final à nos vies. Il chasse la culpabilité pour nous rendre capable de nous relever, il ouvre un avenir. Dans le « Je vous salue » nous savons que Marie prie pour nous « pauvres pécheurs » quelle belle Espérance !
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Publié par Paroisse de Montauban Ville Haute

