MOIS DE MARIE - FEMME BIBLIQUE : CLAUDIA PROCULA, FEMME DE PILATE

Publié le dimanche 17 mai 2026 - Paroisse Montauban Ville-Haute

Claudia Procula, femme de Pilate

Evangile Saint Matthieu XXVII, 19

« Tandis que Pilate siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »

 

Alors que la vie terrestre de Jésus touchait à son terme, l’épouse de Ponce Pilate, celui qui allait présider à sa condamnation, eut un curieux songe, pour le moins inattendu…  

Claudia Procula, tel est son nom, était une femme romaine de haut rang. Il semble qu’elle soit une parente de l’empereur Tibère, voire même la petite-fille de l’empereur Auguste… Quelle que soit sa véritable filiation, elle appartenait manifestement à une famille aristocratique en vue pour avoir épousé le préfet de Judée, Ponce Pilate. Son nom n’est pas expressément mentionné dans l’évangile selon Matthieu. Mais, ce dernier l’évoque cependant par l’intermédiaire d’un étrange songe que Claudia Procula aurait fait concernant Jésus qui allait être sous peu jugé par son mari… Le procès de Jésus imposait qu’Il soit tout d’abord jugé par le Sanhédrin, tribunal suprême des Juifs, avant de comparaître devant l’autorité romaine représentée par Ponce Pilate. Il n’y avait guère de place à cette époque pour les femmes dans ces affaires, aussi est-il surprenant d’entendre cet avertissement que Claudia Procula fit à son époux avant la condamnation finale de Jésus. Ces quelques mots, brefs et concis, nous sont parvenus par l’intermédiaire de Matthieu, sans autre explication. Nous savons que Pilate n’avait rien trouvé à reprocher à l’accusé, ne constatant rien de répréhensible dans sa conduite et cherchant même à plusieurs reprises à obtenir sa libération… Or, son épouse va plus loin encore en qualifiant Jésus de juste et en recommandant à son époux de ne pas le condamner. Plus encore, le texte biblique laisse entendre que Claudia Procula eut à souffrir beaucoup en songe à son sujet, participant ainsi au mystère de la Passion et en en ressentant les souffrances de manière anticipée… 

 

Cette étonnante empathie d’une aristocrate romaine, qui n’avait pourtant pas eu le temps d’être convertie au christianisme encore à naître, ne cesse de surprendre. Pour ces raisons, la tradition verra en Claudia Procula une sainte parmi les saintes femmes de la Passion ; faisant de celle-ci, en quelque sorte, une disciple en songe de Jésus, ainsi que le soulignera le père de l’exégèse biblique, Origène, au IIIe s. Les Eglises grecques orthodoxes, coptes et éthiopiennes lui vouent un culte comme sainte à part entière dans leur calendrier.

Evangile de Saint Luc II, 19

 « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

Dieu se fraye un chemin, pour rejoindre tous les cœurs. La Vierge Marie relisant tous les évènements de la révélation de son Fils en est le premier témoin.

 

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