MOIS DE MARIE - FEMME BIBLIQUE : LES FILLES DE PHILIPPE : LES PROPHETESSES

Publié le samedi 30 mai 2026 - Paroisse Montauban Ville-Haute

Les filles de Philippe : les prophétesses

 

Actes des Apôtres XXI, 3-9

« Arrivés en vue de Chypre, nous avons laissé l’île sur notre gauche ; nous avons navigué vers la Syrie et nous avons débarqué à Tyr : c’est là, en effet, que le bateau déchargeait sa cargaison. Ayant trouvé les disciples, nous sommes restés sept jours avec eux ; ceux-ci, poussés par l’Esprit, disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem. Mais quand notre séjour a été achevé, nous sommes partis et nous avons repris la route, accompagnés jusqu’en dehors de la ville par tous, y compris les femmes et les enfants. À genoux sur le rivage, nous avons prié ; après nous être dit adieu les uns aux autres, nous avons embarqué à nouveau sur le bateau, tandis qu’ils retournaient chez eux. Quant à nous, achevant notre traversée, de Tyr nous sommes arrivés à Ptolémaïs ; ayant salué les frères, nous avons passé une journée chez eux. Partis le lendemain, nous sommes allés à Césarée, nous sommes entrés dans la maison de Philippe, l’évangélisateur, qui était l’un des Sept, et nous sommes restés chez lui. Il avait quatre filles non mariées, qui prophétisaient. »

Paul avance vers Jérusalem, il a quitté Corinthe, et Luc notre auteur du livre des Actes des Apôtres et chroniqueur des voyages de l’Apôtre des Gentils ne va plus citer aucune femme croyante exceptées les quatre filles de Philippe le diacre Evangélisateur. Nous savons peu sur ces jeunes femmes. La tradition chrétienne rapporte que l’une d’entre elles s’appelait Iris. Toutefois, si Luc les nomme c’est qu’il ne s’agit pas seulement de quatre jeunes filles ayant un certain charisme de prophétie mais quatre femmes vivant une sorte de consécration dans la virginité et la prière tout en continuant à vivre dans la maison paternelle.

Le séjour chez Philippe sonne pour Paul comme l’heure de vérité, car un prophète Agabus annonce à Paul que des juifs vont le livrer aux païens. Paul continue sa route,  prêt à donner sa vie.

Le temps passé chez Philippe est un moment de fraternité, de douceur et de prière. Il s’agit pour Paul de puiser dans cette petite communauté de frères la force nécessaire pour tenir bon dans les épreuves. Les filles de Philippe sont là pour intercéder et veiller sur l’Apôtre.

Ces quatre femmes témoignent que dès l’Eglise apostolique, la vocation à la virginité apparait avec le charisme de la prière, du service et de la prophétie.

« Le fait qu’au cours des temps d’innombrables personnes ont choisi la virginité comme forme de vie, et cela par amour du Seigneur, montre qu’il y a réellement une possibilité humaine de renoncer au mariage par amour de Dieu, et non par faiblesse ou impuissance, et que cette possibilité ne peut provenir que d’une grâce du Seigneur et de son propre amour. Et la virginité n’a rien d’inhumain, n’a rien d’excessif ni de triste, n’est pas une vie spiritualisée dans le mépris de la chair… » Adrienne von Speyr (théologienne et mystique suisse, morte en 1967)

Le premier modèle d’une telle consécration, que les sœurs chrétiennes de l’Eglise apostolique pouvaient contempler est bien entendu la Vierge Marie, étoile de toute vie religieuse.

 

 

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