PRÉSENTER MA VIE AU SEIGNEUR !

Publié le mardi 10 février 2026 - Paroisse Saint Martin en vallée d'Olt

Le 2 février, l’Église fête la présentation du Seigneur au Temple. Il s’agit d’un rituel particulier du monde juif de Jésus, prévu par la loi de Moïse, comme l’explique l’évangile de Luc que nous lisons ce jour-là. C’est une belle fête, avec une célébration de la lumière (d’où le nom plus commun de chandeleur), évoquant directement notre baptême, comme rehaussé par la prière du cantique de Syméon, ce vieil homme tout empli de foi qui comprend dans son cœur comment la grâce lui est donnée d’accueillir dans ses bras le Messie de Dieu lui-même.

Au moment d’écrire ces quelques lignes en ce début de mois c’est le mot de « présentation » qui retient mon attention. J’aime tout particulièrement ce qu’il dit, ce à quoi il m’invite lorsque je prie. Souvent je le comprends, nous ne sommes pas bien certain de savoir prier. Faut-il demander quelque chose au Seigneur ? Faut-il réciter des mots appris par cœur avec le risque de ne pas trop penser à ce que nous disons ? En réalité la plus juste manière n’est-elle pas de présenter notre vie au Seigneur, avec ce qu’elle est, au moment où l’on en est ?

Mais, peut-être pensons-nous que Dieu est au-dessus de cela, et que notre vie ne saurait vraiment l’intéresser ce qui serait curieux de la part de Celui qui nous aime d’un amour infini et qui s’est engagé, peut-être, et d’une autre manière, craignons-nous que notre vie ne soit pas assez jolie pour Lui, et la tentation nous vient alors de l’ornementer, ou encore un peu plus grave, de la déguiser faussement, ce qui nous demande beaucoup d’énergie, de raideur, pour un résultat en règle générale pas vraiment garanti, même à nos propres yeux. Il nous reste alors le modèle de la prière de Syméon. Ce vieux monsieur dont la vie n’a pas dû faire l’économie des épreuves, des contradictions intérieures, des blessures avouables ou inavouables. Comme il nous ressemble !

Mais lui s’avance, de toute sa foi, de toute la simplicité de son cœur. Il n’a d’autre richesse que la vie qu’il apporte avec lui et c’est ainsi que la rencontre se fait, que la certitude naît en lui d’avoir part au Salut de Dieu. Que l’âme croyante de Syméon éclaire notre propre chemin, qu’il nous entraîne à sa suite à présenter notre vie à Dieu, en toute confiance, pour notre joie et pour la Sienne !

Mathias