Mathieu 11, 2-11 "Jésus, le Messie" par le diacre Jean-Baptiste
" Le Christ est bien celui qui doit venir et nous n'avons pas à en attendre un autre"
Dans le texte de l'évangile, Jean-Baptiste croyait que le Messie viendrait comme un juge strict et impartial pour punir et récompenser. Et voilà que Jésus visite les publicains, les pécheurs ; il guérit les malades, proclame "bienheureux" les gens doux ainsi que celles et ceux qui savent faire la paix. Il dit qu'il ne faut pas juger, qu'il faut aimer ses ennemis. Jean-Baptiste commence à avoir des doutes sérieux sur l'identité de Jésus. S'ensuit donc une question-réponse :
Question : "Es-tu vraiment celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?"
Réponse de Jésus aux envoyés de Jean : "Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres."
Jésus indique quel genre de Messie, il a choisi d'être. En effet, DIEU ne se manifeste pas par des gestes de vengeance et de triomphe, mais par des actes de bonté envers les défavorisés, les souffrants, les aveugles, les boiteux, les lépreux, les sourds, les publicains et les pécheurs ; sachant que ce genre de Messie ne correspond pas à l'attente des gens, le Christ ajoute : " heureux celles et ceux qui ne scandaliseront pas, qui ne trébucheront pas à cause de moi."
Jésus apporte la paix et affirme que le salut du monde avance chaque fois que le mal recule quelque part. DIEU est à l’œuvre lorsqu'un geste de bonté est posé envers les souffrants, les défavorisés, les pauvres, les rejetés de nos sociétés. Le DIEU de Jésus-Christ ne se manifeste pas par des gestes de triomphe et de vengeance, mais par des gestes de compassion et d'amour.
L'évangélisation doit prendre sa source, non pas de nos propres idées, mais dans les idées de DIEU que nous retrouvons dans l’Évangile. Lorsque nous transmettons à la génération montante ce que nous savons de Jésus-Christ, nous devons transmettre ce qui est écrit dans l’Évangile.
Ce messie incarné, nous le retrouvons dans la crèche de Bethléem. Jésus petit enfant fragile est complètement dépendant de ses parents et des gens autour de lui. Les gens l'attendaient fort, puissant, victorieux... Mais il entre dans notre monde en clandestin, un sans papiers, un immigrant illégal.
Les premiers visiteurs sont de pauvres bergers, ceux qui étaient parmi les plus bas dans l'échelle sociale de son temps. Jésus mourra entre deux bandits ; l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.
C'est là le genre de Messie et de sauveur que DIEU a choisi.
Nous sommes invités à ouvrir nos horizons et nos cœurs et à ne pas penser seulement à nous et aux membres de notre famille avec nos cadeaux et nos invitations. Ce temps des fêtes, Christ nous demande de le reconnaitre dans l'humble crèche de Bethléem et, comme lui, de nous rapprocher des aveugles, des boiteux, des malades. En cette période de joie, de partage et d'échange, il faut éduquer les enfants et les petits-enfants non seulement à faire une liste de cadeaux à recevoir, mais aussi une liste de cadeaux à donner.
Il y a tellement de besoins, de souffrances et de solitudes! Si chacun de nous fait un effort supplémentaire pour rejoindre certaines personnes qui ont besoin d'un peu d'amour et d'affection, Noël aura une véritable signification dans leur vie et la nôtre : " Nous serons alors une "bonne nouvelle" dans notre monde d'aujourd'hui".