SANS TABOU

À cœur ouvert : Enseigner, parler de sa foi, partager sa relation avec le Seigneur...
Une rencontre, une transformation, oser suivre le Christ !


TÉMOIGNAGES

Naissance d'une vie chrétienne 

 

« Bonjour,

J’aimerais faire un témoignage sur ma vie chrétienne. Les dix premières années de mon existence, je ne fréquentais pas l’église de même que ma petite famille. Puis un jour, j’ai fait la rencontre d’une personne qui m’a aidé, par son attitude et sa joie de vivre, à croire en DIEU et à lui faire confiance. C’est ainsi qu’un jour, je suis allée à une messe et ma vie fut bouleversée. J’ai vu ensuite le prêtre et je lui ai posé une question « est-ce que je peux devenir servante d’hôtel ? » ; malheureusement, il n’y avait que des garçons ; du coup, je suis allée à la catéchèse pour la première fois et le 16 avril de l’année suivante, j'ai reçu le baptême et la première communion deux mois plus tard. »

Annabelle, 12 ans (Argenteuil)

La foi, un héritage familial

 

« Je crois en Dieu, et ce, depuis ma venue au monde, car mes parents m’ont baptisé bébé. Pour moi, c’est un héritage reçu de mes parents. En grandissant, j’ai continué sur ce chemin ; j’ai fait la catéchèse et neuf ans plus tard, je recevais ma première communion. L’un des moments marquant de mon histoire à la suite du Christ, c’est lorsque le prêtre mis la sainte huile sur mon front le jour de ma confirmation. »

Lynn – Manuela, 11 ans (Côte d'Ivoire)

De la peur de l'engagement à l'appel

Originaire d’une famille martiniquaise, j'ai commencé dès mon installation en 2018 dans cette belle commune de Ris à me mettre au service de l’Eglise dans l'équipe de nettoyage du lundi matin, puis à la Chorale, enfin dans l'équipe d'art floral.

A la passation du flambeau de l’équipe animatrice sortante, je fus désignée responsable de l'équipe animatrice, chose que j'ai refusé sans doute par peur de l'engagement.

Un dimanche, j'ai vraiment été touché par l’homélie du Père Ghislain et j’ai senti l’appel à cette mission. Alors, j’ai dit « oui » et j’ai reçu la lettre de mission de Monseigneur Pensard.

Dominique, Responsable équipe animatrice Ris-Orangis

La mission, un KDO du Seigneur

Devenir Responsable du catéchuménat des adultes est un très beau cadeau que le Christ m’a donné. Je croyais qu’après ma confirmation, je pouvais retourner à ma petite vie d’entraineur de foot, mais Dieu avait un autre plan : c’est une nouvelle vie qui se présente pour moi et ce, chaque jour. Amen

Difficultés ? « La plus grande difficulté pour les catéchumènes adultes est de répondre à la demande qu’ils ont faite »

Défis ? « La transmission de la foi (l’adhésion à la vérité révélée) c’est-à-dire les amener à une réflexion sur le sens de la vie »

Projets ? « Agrandir le groupe d’accompagnateurs du secteur »

Hugo, Responsable catéchuménat des adultes Ris-Orangis&Grigny


ENSEIGNEMENTS

Mathieu 11, 2-11 "Jésus, le Messie" par le diacre Jean-Baptiste 

" Le Christ est bien celui qui doit venir et nous n'avons pas à en attendre un autre"

 

Dans le texte de l'évangile, Jean-Baptiste croyait que le Messie viendrait comme un juge strict et impartial pour punir et récompenser. Et voilà que Jésus visite les publicains, les pécheurs ; il guérit les malades, proclame "bienheureux" les gens doux ainsi que celles et ceux qui savent faire la paix. Il dit qu'il ne faut pas juger, qu'il faut aimer ses ennemis. Jean-Baptiste commence à avoir des doutes sérieux sur l'identité de Jésus. S'ensuit donc une question-réponse :

Question : "Es-tu vraiment celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?"

Réponse de Jésus aux envoyés de Jean : "Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres."

Jésus indique quel genre de Messie, il a choisi d'être. En effet, DIEU ne se manifeste pas par des gestes de vengeance et de triomphe, mais par des actes de bonté envers les défavorisés, les souffrants, les aveugles, les boiteux, les lépreux, les sourds, les publicains et les pécheurs ; sachant que ce genre de Messie ne correspond pas à l'attente des gens, le Christ ajoute : " heureux celles et ceux qui ne scandaliseront pas, qui ne trébucheront pas à cause de moi."

Jésus apporte la paix et affirme que le salut du monde avance chaque fois que le mal recule quelque part. DIEU est à l’œuvre lorsqu'un geste de bonté est posé envers les souffrants, les défavorisés, les pauvres, les rejetés de nos sociétés. Le DIEU de Jésus-Christ ne se manifeste pas par des gestes de triomphe et de vengeance, mais par des gestes de compassion et d'amour.

 L'évangélisation doit prendre sa source, non pas de nos propres idées, mais dans les idées de DIEU que nous retrouvons dans l’Évangile. Lorsque nous transmettons à la génération montante ce que nous savons de Jésus-Christ, nous devons transmettre ce qui est écrit dans l’Évangile.

Ce messie incarné, nous le retrouvons dans la crèche de Bethléem. Jésus petit enfant fragile est complètement dépendant de ses parents et des gens autour de lui. Les gens l'attendaient fort, puissant, victorieux... Mais il entre dans notre monde en clandestin, un sans papiers, un immigrant illégal. 

Les premiers visiteurs sont de pauvres bergers, ceux qui étaient parmi les plus bas dans l'échelle sociale de son temps. Jésus mourra entre deux bandits ; l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.

C'est là le genre de Messie et de sauveur que DIEU a choisi. 

Nous sommes invités à ouvrir nos horizons et nos cœurs et à ne pas penser seulement à nous et aux membres de notre famille avec nos cadeaux et nos invitations. Ce temps des fêtes, Christ nous demande de le reconnaitre dans l'humble crèche de Bethléem et, comme lui, de nous rapprocher des aveugles, des boiteux, des malades. En cette période de joie, de partage et d'échange, il faut éduquer les enfants et les petits-enfants non seulement à faire une liste de cadeaux à recevoir, mais aussi une liste de cadeaux à donner.

Il y a tellement de besoins, de souffrances et de solitudes! Si chacun de nous fait un effort supplémentaire pour rejoindre certaines personnes qui ont besoin d'un peu d'amour et d'affection, Noël aura une véritable signification dans leur vie et la nôtre : " Nous serons alors une "bonne nouvelle" dans notre monde d'aujourd'hui".

Carême : une démarche de conversion

Le mercredi des Cendres nous fait entrer en carême. Ce mot vient du latin quadragesima dies, quarantième jour. Ce temps couvre en effet la période qui va de ce mercredi des cendres au samedi saint, les dimanches non compris, parce que fêtes de la résurrection du Seigneur. Le tout se termine par la veillée pascale et la messe du jour de Pâques.

Quarante jours ! Cela nous fait penser aux quarante jours que Jésus passa dans le désert, ainsi qu’aux quarante ans d’errance du peuple d’Israël avant son entrée en terre promise.

Comme le peuple d’Israël dans le désert, les disciples du Christ sont invités, durant ces quarante jours, à se mettre mouvement, à entrer dans une démarche spirituelle, pour retrouver l’amitié de Dieu, perdue par certains de nos choix qui tranchent avec la volonté de Dieu. Pour entrer dans cette démarche spirituelle, l’évangile du jour des Cendres, que nous sommes invités à relire pendant tout le carême, donne des moyens spirituels sur lesquels nous allons nous appuyer pour s’ajuster à la volonté de Dieu, à savoir : le jeûne, l’aumône et la prière.

En relisant attentivement l’évangile du mercredi des Cendres, vous avez pu remarquer que Jésus ne parle pas du jeûne de façon isolée, il associe l’aumône qui précède le jeûne, avec la prière. Et, c’est l’aumône qui est placée en tout premier. Vouloir être juste, vouloir se rapprocher de Dieu et de son prochain comme le carême nous y invite, c’est commencer par faire l’aumône et la charité. Ce qui va dans le même sens que ce qu’écrit l’Apôtre Saint Paul en 1 Cor 13,13 « la Charité (y inclut l’amour) est la plus grande des vertus, elle dépasse la foi et l’espérance ». Dieu en effet est avant tout amour et celui qui exerce la charité se conforme à la Parole de Dieu et à son incarnation en Jésus-Christ.

Frères et sœurs, le carême est un moment privilégié, pour vaincre le Malin qui cherche à nous couper de Dieu et de la meilleure part de nous-mêmes. C’est aussi un temps de combat, avec tout ce qui au-dedans de nous, nous pousse à faire ce qui est mal : tricher, mentir, voler, être jaloux, dire du mal des autres, se moquer, refuser de rendre service, refuser de pardonner…Ce combat, nous allons le gagner, si nous laissons la Parole de Dieu habiter les déserts de nos vies. Car, chacun de nous à ses déserts : ce sont nos pauvretés, nos fragilités, nos blessures, nos souffrances, nos choix tordus, et même notre péché. C’est le lieu de notre combat spirituel, le combat avec l’esprit du mal. Durant ces 40 jours de carême, laissons le Christ, Parole de Dieu incarnée, entrer progressivement dans le désert de nos vies, pour vaincre en nous le mal. Un désert habité par sa présence devient un lieu de rencontre avec l’Amour de Dieu, un lieu d’ouverture à la grâce, une brèche où Dieu peut enfin laisser couler sa vie en nous.

Carême : partage - jeûne - prière